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L'Art de la pêche

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l'histoire de la pêche à la mouche

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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: l'histoire de la pêche à la mouche Mar 10 Nov 2009, 07:24

Bonjour à vous.

Chapitre 1 : La pêche à la mouche.

La mouche au fil des années.

Quelles sont les véritables origines d la pêche à la mouche?
Qui a bien pu inventer la plus élégante de toutes les pêches?
Non ne trouverons probablement jamais la réponse exacte.

Aucun doute, elle date d'au moins 2000 ans ! Claudius Aelianus la mentionne pour la première fois après avoir vu les Macédoniens au premier siècle après J.C., se servir de mouches grossières faites d'un hameçon en corne, entouré de laine et de plumes de coq.
On retrouve de temps en temps quelques lignes ici ou là , vantant les mérites de cette technique.

1496, avec la parution de "Treatysse of Fysshyinge wyth an Angle".
Dame Juliana Berners, confirme l'existence de cette pratique.
Suivent d'autres écrits: "Secrets of Angling" de John Dennys ( 1615 )
The Compleat Angler" d'Izaac Walton (1665) ou ceux de Charles Cotton font apparaître la pêche comme une activité de "sportmen" et non comme ressource alimentaire.

A la même époque, en Espagne, la mouche atteint aussi le sommet de son art.
Les espagnos élèvent des coqs de qualité et, par corollaire, réalisent des mouches qui aujourd'hui encore sont des références.
En 1624, Juan de Bergara décrit ces plumes, leur couleur, leur hyalinité et,
avec une grande précision, les mouches noyées et les nymphes (déjà) qui en résultent.
C'est surtout au siècle dernier, en Grande- Bretagne, que cette pêche s'épanouit.L'apparition des transports et l'évolution des loisirs (déjà) n'y sont pas étrangers.Rapidement, la mouche se répend en Europe puis dans le monde entier.
Les premières célébrités apparaissent:le docteur Charles Thomas Wickham
(inventeur de la mouche noyée) Wickham's fancy), William Greenwell, Frédéric-Maurice Halford, auteur du célèbre" Floating flies and how to dress them"".
Ces Anglais pêchent de rivière en rivière et notamment dans les régions crayeuses.
La technique traverse la Manche et apparaît en Normandie.
Albert Petit immortalise le savoir- faire de l'époque de son livre "la truite de rivière"" (1897)
Louis de Boisset, répand les théories de Alford, etc.
Les fabriquants anglais (Wyers, Hardy) ou français (Pezon et Michel) font du matériel de véritables objets d'art. Longtemps la mouche s'en tiendra aux préceptes britaniques. G.E.M. Skues
mène la révolte de l'intérieur et développe la pêche à la nymphe mais tombe à son tour dans le purisme.

Malgré la très forte influence des gentlemen anglais, ces nouveaux pays
(Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande, etc) ont très vite mis au point leurs propres modèles, à l'aide de matériaux locaux.
Par la suite ils ont beaucoup influencé et fait évoluer la pêche à la mouche
en Europe, où la mouche n'est plus réservée à la truite et autres salmonidés mais concerne aussi les autres espèces, quitte les berges des rivières pour se retrouver au bord de réservoirs artificiels.
Le lancer... la grande angoisse de tous ceux qui souhaitent découvrir la pêche à la mouche... et la principale raison pour laquelle ils ne le font pas !
Le mauvais héritage, avec la veste en tweed, le chapeau à plumes, les mouches miraculeuses, le sens inné du lancer qui ont rendu le cercle des pêcheurs disparus si fermé et ses membres si grands !
Aujourd'hui c'est fini, homme ou femme adolescent ou retraité, tout le monde peut apprendre à pêcher à la mouche.
Il suffit seulement de respecter quelques règles de base comme ces le cas avec tous les autres sports et de pratiquer par la suite, pratiquer beaucoup et souvent.
Car, comme pour le forgeron, c'est en pêchant que l'on devient pêcheur !


Chapitre 2 :Des insectes aux mouches.

Connaître les insectes dont les imitations constituent la plupart des mouches artificielles est indispensables pour pouvoir choisir la bonne imitation, au bonne endroit.

De la larve à l'insecte.

Les larves de certains insectes vivent dans l'eau, durant quelques mois ou quelques années puis se trasforment e insectes volants (imagos)
Les nymphes des moucheurs imitent les larves.
La mouche noyée correspond à leurs phases de déplacements.
Avant de devenir l'insecte parfait prêt à s'envoler que l'on imite avec les mouches sèches,la larve va subir une dernière transformation.Parvenue juste sous la surface (dans la pellicule) elle se débarrasse de son exuvie(carapace larvaire) mais ses ailes demeurent collées.
Cette dernière phase, appelée (émergeante) est imitée par des mouches du même nom.
L' insecte adulte s'envole le temps de s'accoupler avant de revenir à la surface de l'eau pour pondre.
Cette tâche terminée, il trépasse.
L'insecte mort appelé "spent" par les moucheurs est classé parmi les mouches sèches.

Des insectes terrestres (pucerons, fourmis, etc.) tombent à l'eau et constituent, à la belle saison, une source de nourriture pour les poissons.
Les mouches à saumon (streamers) ne ressemblent pas à grand-chose.
Il faut dire qu'elles sont destinées à des poissons qui ne s'alimentent pas !
L'engouement pour les pêches en réservoirs, pour les carnassiers à la mouche à fait naître de nouvelles générations d'artificielles, imitations d'alevins et d'autres animaux.

Les éphémères.

L'éphémère adulte se distingue par son corps fin, prolongé par trois cerques(deux chez certaines espèces)
Lorsqu'elle est immobile, ses ailes sont verticales.
Sa couleur varie selon le milieu dans lequel elle vit, elle est généralement claire (blanc,gris,jaune, vert pâle)
Les larves de très nombreuses espèces d'éphémeroptères se rencontrent dans les rivières courantes, oxygénées, elles vivent en pleine eau, au milieu des touffes végétales ou cachées sur le fond.
Les éclosions sont souvent importantes et spectaculaires.

Les plus connues sont les grandes éphémères (mouches de mai) dont les larves se nourrissent en fouillant le sable du fond.
Les baetidés nagent bien et se réfugient sous les pierres ou dans les herbiers.
Elles sont plus fréquentes dans les rivières de plaine.
Les caenidés et les Ignita rampent sur les cailloux du fond.
Les premières éphémères (de type Baetis) apparaissent dès la mi- février. Elles sont petites (6 à 8 millimètres) et de couleur claire (blanc-gris).
Ce sont des mouches de l'ouverture.

Les mouches de mai éclosent fin mai- début juin.
La plus connue et la plus grande est Ephemera danica (25 millimètres), de couleur jaune-brun.
Durant le mois chaud de l'été, l'éclosion continue mais elle est moins spectaculaire, c'est l'époque des Ephemera vulgata, es Ignita des caenidés et de bien d'autres encore.
Les tailles et les coloris de ces éphémères sont variés: rougeâtre, noir, vert-olive, toutes les nuances de jaune, etc.
Elles sont plus petites de (8 à 20 millimètres ).
L'apparition des"" moucherons"" petits insectes des gemres Ignita, Muticus,Cleon, et autres, annonce la fin de saison.
Les mouches artificielles les imitant sont destinées avant tout à l'ombre.

kim
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Kashima


Kashima


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Mar 10 Nov 2009, 09:02

Merci pour ces infos !
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ptigolio


ptigolio


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Mar 10 Nov 2009, 14:50

merci kim,

c'est toujours un plaisir de s'instruire en lisant tes lignes.
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adrien


avatar


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Mar 10 Nov 2009, 23:21

Meci Kim C'est un beau cadeau que tu nous offres.
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Mar 10 Nov 2009, 23:34

Bonjour les gars Wink :flower:

Nous sommes le 11 11 09

je tenais à vous dire, que mes récits viennent non pas du net, mais bien de mes livres et revues que je possède depuis bien des années.
Il est fort possible (même probablement certain qu'aujourd'hui cet art que représente la pêche à la mouche à beaucoup évoluer.

(matériels et produits) mais question de technique et pratique le pêcheur se comportera comme ses ainés, sous le plan de prendre du poisson.






Message Kim du 22 le Sam 31 Mar - 11:29
suite:Chapitre 2.

*chapitre: 2

plécoptères ou perles.

Les perles (appelées aussi mouches de pierre) sont des nymphes qui vivent uniquement dans les eaux courantes, fraîches et de bonne qualité.
Abondantes, dans les torrents de montagne.
Elles se rencontrent aussi dans les rivières de plaine.
Elles s'incrustent dans les anfractuosités du fond ou demeurent aplaties sur les pierres afin de résister au courant.
Les larves en cours de transformation montent en surface et s'envolent rapidement. Les ailes des adultes sont grises, allongées à plat sur le corps, deux cerques garnissent l'extrémité de l'abdomen.
Les plécoptères sont rares et ne représentent que 10% de l'alimentation de la truite qui ne parvient pas toujours à détecter leur présence.
Ils apparaissent très tôt en saison (dès février)

Les trichoptères, porte-bois.

Les salmonidés consomment les trichoptères à tous les stades de leur vie.
Impossible de les confondre avec d'autres insectes: l'adulte a de longues antennes dirigées vers l'avant et des ailes brunes, velues, disposées en toit.
Les larves vivent dans des étuis (porte-bois) fais de graviers, de morceaux de bois, de plante, de coquilles, assemblés selon des schémas plus ou moins géométriques, d'autres (rhyacophile, hydropsyche) ne construisent pas d'étui mais tendent une toile.
Ce sont les vers d'eau"".
Après avoir quitté le cocon et, parvenu à la surface de l'eau, l'imago tente de gagner la berge à l'aide de ses longues pattes laissant derrière lui un long sillage.Il entame sa dernière métamorphose et devient insecte parfait lorsqu'il atteint un obstacle partiellement immergé.
Les imitations de trichoptères appelées sedges, sont des mouches qui figurent obligatoirement dans la boîte de tout moucheur.
On dit souvent qu'ils sont sauve- bredouille !
Les éclosions de trichoptères s'étalent en mars et à la fin de la saison (octobre) et tout au long de la journée.
La grande majorité de ces insectes a une vie nocturne.
En pleine journée ou pour le coup du soir, ils méritent d'être essayés.

Les diptères, mouches et moustiques.

Les diptères constituent un groupe énorme d'insectes, les larves aquatiques sont parfois abondantes mais ne représentent qu'un faible pourcentage de l'alimentation des salmonidés.
Il faut dire que la plupart vivent dans des eaux chargées en matières organiques.
Ils peuvent être divisés en deux groupes: les mouches et les moustiques.
Les simulidés colonisent les eaux courantes, les adultes, sombres et de petite taille (5 millimètres) possèdent une paire d'ailes.
Les larves de moustiques entrent esssentiellement dans le régime alimentaire des poissons blancs et des carnassiers, mais aussi des truites en réservoir ou en lac.
Longue de 5 à 25 millimètres et d'une couleur rouge vif, la larve du chironome (ver de vase) se détache parfois du fond.
Lors de la formation des ailes elle devient flottante et monte en surface.
Ses imitations sont efficaces mais uniquement dans les rivières lentes et calmes ou en plan d'eau.
Les éclosions de chironomidés s'étalent tout au long de la saison.
Celles de début d'année semblent les plus intéressantes.

Comment les poissons appréhendent nos mouches.

Aucun poissons n'a encore pu expliquer aux moucheurs comment il perçoit ses mouches, pourquoi parfois ils les méprisent.
Dommage peut-être mais tant mieux surtout,la pêche à la mouche ne sera
jamais une science exacte.
Le poisson distingue-t-il les couleurs?
Certains pêcheurs en sont convaincus, des scientifiques disent non, d'autres sont moins affirmatifs!
Ce qui semble sûr est que les poissons repèrent très bien les contrastes et perçoivent les choses d'une manière différente de celle des humains.
Ils voient la mouche au travers de l'eau et par-dessous, c'est à dire d'une façon bien différente de nous.
Leur perception du même mouche varie en fonction de la luminosité extérieure.
Une artificielle blance leur paraît clair par temps clair et lumineux et relativement foncé par temps sombre et couvert!
La présence du courant ou non influe également sur leur vision et leur comportement.
Une truite postée dans un courant fort ne sera pas trop regardante, elle n'a que quelques secondes pour attraper sa proie.
Dans ces endroits, des modèles volumineux, rustiques suffisent souvent.
En revanche, dans un calme, le poisson a tout son temps pour décortiquer
les moindres détails de notre artificielle.
Gare aux imperfections!

La truite et l'ombre ont une exellente vue aussi bien sous ou hors de l'eau, d'où l'importance d'une extême discrétion de la part du pêcheur.
Leur champs de vision sont très larges.
Ils voient bien face à eux, et assez mal latéralement.
Choisir la bonne veine d'eau, et celle qui leur amène les proies juste au- dessus de leur tête, est primordial.
Les poissons possèdent un système nerveux susceptible de détecter la moindre anomalie, le moindre mouvement dans le milieu.
Ainsi avant de voir notre mouche, la truite ou l'ombre détecte le moment où elle tombe à l'eau.
Chaque détail compte, tout commence lors du montage et fini par la présentation de la mouche.
Le refus peut-être dû au manque de réalisme de l'artificielle dans son aspect ou dans son comportement, son mauvais équilibre, un thorax trop bombé, des cerques trop longs ou trop nombreux, des hackles trop volumineux, des ailes mal positionnées et bien d'autres causes encore.
Bien connaître les insectes naturels pour pouvoir les imiter correctement apparaît comme une clés de la réussite. Wink

Bonne pêche.
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l'pekeu


l'pekeu


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Mer 11 Nov 2009, 02:52

merci kim
j'ai moi meme une bibliotheque assez garnie en ouvrages sur la peche et je ne les ouvrent que tres rarement maintenant ,c'est certainement un tort car on y puise un tas de choses interessantes sur notre passion
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mg59


mg59


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Mer 11 Nov 2009, 04:27

c'est fou ce que l'on peu apprendre sur

_________________
Prenez le temps de cliquer sur le lien Facebook merci 


Portrait n°21  "Mg59"

La pêche de la carpe en canal :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10211987022022768&set=pcb.10211987024422828&type=3&theater
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Mer 11 Nov 2009, 22:21

Bonjour à vous

Nous sommes le 12 11 09

Message Kim du 22 le Lun 2 Avr - 10:36
Chapitre 3

L'art de l'artificiel.

Quelle joie vous aurez de capturer un poisson avec une mouche de votre fabrication qui aura pu tromper cet être mystérieux qu'est le poisson.
Point d'écoles, de chapelles, d'églises encore moins d'intégrismes, quel qui soit, le montage des mouches doit demeurer avant toute chose une satisfaction que seules la pratique de la pêche, la montée et la capture du poisson peuvent prolonger.
Le montage des mouches débute ou continue la pêche mais en tout cas en fait intégralement partie.

Quelques exercices sont indispensables, pour bien comprendre et pour vous dégourdir les doigts (rassurez-vous le montage des mouches n'exige pas des mouvements aussi répétitifs que les gammes du pianiste !).
Ces gestes, maintes fois répétés, vont devenir complètement instinctifs.
Et à partir de là, tout va devenir possible.
Tout est dans le soin et la dextérité dont vous allez faire preuve, ensuite il ne restera plus qu'à faire travailler votre imagination et vous donnerez naissance et vie à des petites merveilles de toutes couleurs, de toutes luminosités, de toutes tailles.
Si vous êtes un adepte de la mouche exacte, vous compterez le nombre de fibres de chaque aile ou celles des cerques.
Mais le juge suprême, celui qui se laissera convaincre par l'imitation ou en rigolera, c'est bien le poisson auquel vous présentez votre travail.

L'outillage du monteur.

Bien sûr vous pouvez toujours cioncer entre les doigts un hameçon sur lequel vous allez enrouler une ou plusieurs plumes, prendre un morceau de fil dans la boîte à couture de Madame, lui emprunter une paire de ciseaux
et avec beaucoup de dextérité réaliser une mouche convenable.
Il existe des outils parfaitement adaptés pour réussir des mouches sans trop de difficultés.
Pourquoi s'en passer ?
Au fil des années, le monteur change ses instruments et en augmente le nombre.
Chacun adapte son outillage à sa façon de procéder.
Indispensable, primordial, l'étau est l'outil de base.
Il a pour principale fonction de maintenir l'hameçon en place durant toutes les phases du montage. Il existe sur le marché un grand nombre de modèles et les meilleurs ne sont pas les moins chers: l'investissement est nécessaire.
Il faut absolument veiller à ce que ses machoires se ferment parfaitement !
Les étaux les plus simples sont ceux des horlogers, ils se bloquent grâce à une vis.Certains modèles comportent une loupe réglable avec éclairage intégré, ce qui facilite le montage des mouches les plus petites.

Les pinces à hackles servent à saisir l'extrémité de la plume (hackle) que l'on va ensuite enrouler sur l'hameçon, leur extémités sont plates et non coupantes, elles se ferment au repos grâce à un ressort.
Elles servent également pour lester les fils lors du montage.
Destinées à saisir les petits objets, à bouts plats ou à bouts pointus, droits ou courbes, les différentes pinces rendent de nombreux sevices.
Pointus, coupant parfaitement, à pointes droites ou recourbées, les ciseaux sont de véritables instruments de chirugie ou de manucure.
Une forte aiguille à dubbing ou à poiçon permettent de dégager les fibres des plumes emprisonnées lors du montage.
Une forte aiguille à repriser sert à déposer le vernis sur la mouche et aussi à dégager l'oeillet de l'hameçon obturé par ledi vernis.
Les porte-bobines permettent de placer correctement la bobine et la sortie régulière du fil.
Ils comprennent deux branches terminées par deux pièces qui viennent se positionner sur les trous des joues des bobines.
A l'opposé, la tête se termine par un tube cylindrique à l'intérieur duquel passe le fil.
Le poids du porte-bobine qui demeure suspendu,suffit à maintenir le fil en
tension, ce qui libère une main pour le montage.

D'autres outils, certes moins indispensables, facilitent le travail du monteur.
Le scapel permet de sectionner le fil tendu tout en épargnant le reste.
Avec lui on parvient à réaliser des coupes précises au milieu des hackles.
Les outils à demi-clef ont pour principal rôle de réaliser le noeud final sans endommager les fibres.
Le finisseur de noeud (whip finister) permet de faire le noeud final.
Le tire-fil sert aussi à faire le noeud de finition.
Le protège-hackles (hackle guard)est une sorte de languette munie de 5 trous de diamètres différents dans lesquels on fait passer la tête de la mouche avant vernissage afin d ne pas abîmer les hackles.
L'aligne-poils, comme son nom l'indique, sert à aligner les poils formant le corps de la mouche.
L'enrouleur à dubbing est utilisé pour torsader le dubbing.
Les coupe-ailes ont la forme d'un emporte-pièce et servent à découper les ailes à la longueur voulue.

matériaux de montage.
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Jeu 12 Nov 2009, 05:02

Les matériaux de montage: suite

Une mouche n'est jamais qu'un certain nombre de marériaux légers (plumes, fil, tinsel) qui, correctemet disposés, cachent traîtreusement un hameçon.
L'hameçon est la base de toute mouche, sur sa tige (hampe) viennent se fixer les plumes et autres matériaux.
Sa pointe parfaite, aiguisées à souhait, pénètre dans la bouche du poisson et doit y rester, d'où le rôle de l'ardillon.
La courbure est arrondie et la pointe rentrante.Les hameçons sont de section ronde et se terminent par un oeillet.
Chaque modèle correspond à un type de mouche.
Les hameçons passent passe-partout (utilisés pour le montage des mouches sèches et noyées) sont à tige moyenne et à oeillet intérieur
( N° 6 à 20).
Ceux à tige longues servent essentiellement pour la confection des nymphes (N° 6 à 18) .
Les hameçons à tige très longues servent à monter des streamers (N° 12 à 18 ). Sur les hameçons à tige courbe (références Yorkshire cadis, Grob de chez Partridge, 2457 de Tiemco), se montent des nymphes (N° 8 à 16).
Les modèles Dropper (Partridge)ont une tige double pour le dresser des nymphes plates.
Les hameçons doubles, laqués noir, sont particuliers aux mouches pour la truite de mer et le saumon (N° 4 à 6).

Le fil sert à fixer les matériaux les plus divers sur l'hameçon, à former le corps et assurer la finition de la mouche.
Il en existe deux types, l'un pour le montage, les autres pour la réalisation du corps.
Les fils de montage existent en soie naturelle ou en fibre synthétiques.
Les premiers ont l'avantage d'exister en une gamme de coloris très large, les autres sont solides, imperméables et quasiment inaltérables.
Le fil poissé à l'avantage de permettre des montages légers qui ne glissent pas.
Les fils floches fluorescents servent au montage des corps des mouches à ombre, de certaines nymphes, des mouches de réservoirs, des leurres à carnassiers.
Les fils qui forment le corps sont la soie floche.
La Vitafloss aux fibres très aérées pour les mouches flottantes.
Le Poly-Dub, très crépu à l'état normal est lisse quand il est tendu.
Le coton à repriser est très utilisé pour les noyées.
Les laines permettent de créer des corps plus ou moins épais en une seule fois.

En provenance du lièvre, du cerf, du chevreuil, de l'écureuil et de nombreuses autres espèces, les poils utilisés pour la fabrication des mouches sont variés.
On les trouve dans le commerce sous différentes formes: touffes de poils, fourrure sur peau ou cardée,oreilles, queue,etc.
Les poils et les oreilles de lièvre servent à confectionner la fameuse oreille de lièvre et des nymphes.
On utilise les poils et le sous-poil de lapin mais aussi des bandelettes de peau pour les mouches à carnassiers.
Daim et chevreuil ont des poils creux utilisés pour la fabrication des mouches flottantes (bucktail).
On utilise des poils d'autres animaux.

Matériau de base de toutes les mouches, les plumes n'ont jamais été remplacées.
Elles apportent à la mouche l'impression de vie qui trompe le poisson le plus méfiant.
La rigidité, la souplesse, l'opacité, la translucidité, la couleur des plumes de cou de coq font qu'un poisson croit voir un insecte flottant en surface, éclosant ou nageant.
Toutes les plumes ne sonts pas de la même qualité, certaines flottent très bien, d'autres seront réservées au montage des mouches noyées et des nymphes ou des modèles destinés aux carnassiers.
Il existe une douzaine de coloris naturels (blanc, roux,chinchilla,furnace, noir, etc).
Les cous de qualité peuvent également être teints dans d'autres tons, ces teintures s'avèrent indélébiles.
Les lancettes sont de très longues plumes que l'on ôte de la croupe des coqs, utilisables dans de nombreux montages.

Les plumes de canard sont prélevées sur les ailes, le ventre, les flancs ou le croupions (les fameuses "cul de canard" ) qui ont la particularité de flotter parfaitement.
Les plumes de faisan, servent à la confection des cerques et des corps de nymphes et de Pheasant tail.
Les plumes de perdrix, de pintade sont utilisées pour redresser les noyées, les nymphes.
Des plumes de la queue de paon on fait des herls (fibres courtes) qui se trouvent tout au long de la tige, sous l'oeil) ou des quills (lanière opaque ou translucide, selon l'endroit où on le prélève).
Les plumes de marabout, de dinde, d'autruche, de coloris naturel ou teintes dans des couleurs fluorescentes,servent pour les streamers et les mouches à carnassiers.

Les bases du montage.

Apprendre à monter ses mouches n'est en définitive pas bien compliqué, surtout si l'on prend le temps de bien connaître les gestes de base pour la préparation des matériaux et la réalisation des noeuds.
Sur un hameçon il faut apprendre en premier lieu à reconnaître les différents endroits où vont se fixer la tête, les hackles, le corps, la queue (cerques) de la mouche.
Une fois bloqué entre les mors de l'étau.
L'hameçon ne doit absolument plus bouger afin de pouvoir enrouler les matériaux sans problème.
Les fibres prélevées sur le hackle ne comportent qu'un minimum de duvet et servent à confectionner les cerques de la mouche, c'est à dire les pointes qui prolongent la tige de l'hameçon vers l'arrière.
Elles servent aussi à imiter les ailes de tricoptères (phryganes) ou celles des noyées montées à l'espagnole.
Le quill est une petite lanière découpée longitudinalement dans la plume d'un paon.
Les noeuds fixent tous les matériaux, sans eux plus de mouches!
De leur solidité et de leur sûreté dépend la pérennité de l'artificielle.
Ils sont particulièrement soignés. L'ensemble des spires autour de l'hameçon ne tient guère;
Il faut donc les bloquer par un noeud.
La demi-clef constitue le noeud primordial pour le montage des mouches.
Lorsque les enroulements sont terminés, une boucle arrête le tout.
Le noeud de finition (Whip finish) termine la mouche (d'où son nom ! ) et figure la tête de l'artificielle, une boucle enferme, grâce à plusieurs enroulements, le fil de départ.
Pour le réaliser il existe différents outils, (Whip finisher), de forme surprenante.
Le hackle imite les pattes de l'insecte,les vibrations des fibres et le halo lumineux qui se crée autour d'elles, donnent au poisson l'illusion des ailes.
Le hackle vient se fixer sur l'hameçon sur lequel on va l'enrouler.
Une longueur de 2 à 3 mm dépourvue de fibrs est nécessaire pour débuter la fixation avec un enroulement sur 2 ou 3 tours puis, l'ensemble est bloqué par la soie.
Une fois le hackle enroulé, l'ensemble est arrêté par 4 ou 5 spires de soie.
Deux hakles peuvent être montés sur le même hameçon.

Voir:La couleur du hackle est choisie en fonction de celle recherchée pour la mouche: gris plus ou moins clair, blanc, roux, noir, etc.
Il faut préférer les plumes ayant une grande hyalinité des fibres qui permettent de réaliser des imitation beaucoup plus réalistes.
On considère que la longueur des fibres doit être approximativement égale à celle de la hampe de l'hameçon.
Un bon hackle est long et peu large.
Les fibres sont raides et bien déliées les unes des autres.
Quand on courbe la plume les fibres doivent s'écarter et non demeurer en bloc.
Le duvet et les fibres de la base de la plume sont irrémédiablement éliminés.
Si le modèle que l'on désire monter comporte plusieurs hackles, on ne conserve les fibres que sur un côté.
. kim
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Ven 13 Nov 2009, 01:40

Bonjour à vous Wink :flower:
Nous sommes le 13 11 09


Kim du 22 le Mer 4 Avr - 10:27
Chapitre 4.

1* Le choix du matériel.

Il suffit de fouiller les catalogues anciens ou modernes pour constater que le matériel a toujours fait l'objet de soins particuliers.
L'évolution technologique et la créativité des fabricants font que le marché nous propose des produits variés de grande qualité.

La canne.

La canne sert avant tout à propulser la soie,elle agit comme le prolongement du bras.
Elle permet ensuite de combattre le poisson.
Les cannes réalisées en Kevlar,boron,amorphous, fibres de verre, de céramique, de carbone, etc, ont largement remplacé le bambou refendu.
Ce dernier fait des cannes superbes et conserve des adeptes.
Les matériaux modernes apportent légèreté, résistance, élasticité mais fragilisent les fouets.
Les cannes à mouche se distinguent les unes des autres par leur action, leur longueur et leur puissance. Ajoutons à cela la qualité de leurs anneaux
le type de poignée.
Quand à leur aspect esthétique, difficile d'en parler car les goûts ne se discutent pas !

Les modèles à action de pointe sont principalement destinés à la pêche en mouche sèche et à la nymphe.
Seul le scion entre en action puis progressivement le reste de la canne.
Les modèles dits semi-paraboliques conviennent pour toutes les pêches, l'action concerne le tiers terminal de l'engin.
Les cannes paraboliques s'emploient le plus souvent pour la pêche en noyée, elles travaillent sur toute leur longueur lors des lancers.
La longueur des cannes s'exprime en pieds (un pied équivaut à 30 cm environ) et dépend exclusivement du type de rivière dans laquelle on pêche.
Une canne courte de 6 à 7, 5 pieds (180-225 centimètres) convient pour une petite rivière.
Pour pêcher les grandes rivières on préfère des fouets plus longs : de 9 à 9, 5 pieds (270 à 285 cm )
Les modèles moyens mesurent de 8 à 8,6 pieds (240 à 258 cm )
Les cannes à deux mains prévues pour les lacs et les très grandes rivières
les cannes peuvent mesurer jusqu'à 12 pieds soit 3,60 mètres.
La puissance de la canne est désigné par le ou les numéros de soies pour laquelle elle a été prévue selon les normes AFTMA (Américan Fédération of Tackle Manufacturers Association).
Plus le chiffre (de 1 à 12) est élevé plus la soie est lourde et la canne puissante.

Les bas de ligne.

Le bas de ligne est la partie qui sépare la soie de l'artificielle.
Ce dernier élément de la ligne n'en est pas pour autat le moins important.
C'est lui qui permet un posé léger et précis de la mouche.
Son diamètre décroît entre la ligne (diamètre égal à celui de la soie) et son extrémité libre (côté mouche).
La souplesse ainsi obtenue permet des posés moelleux et la parfaite présentation de la mouche.
Les bas de ligne sont réalisés en aboutant des brins de nylon de diamètres et de longueurs différentes,"les queues de rat" sont des bas de ligne prêts à l'emploi, sans noeuds.
Les bas de ligne en queue de rat tressé, sont solides mais coulent très vite.
L'extrémité du bas de ligne est la "pointe" dont la longueur varie selon le type de pêche, de 50 centimètres pour la sèche à 2 mètres pour les pêches difficiles (nymphes).
Le bas de ligne doit être adapté à la situation du moment (taille du cours d'eau, taille de la mouche, mode de pêche, etc)

Les cannes courtes sont prévues pour les soies légères, N° 3 ou 4, qui permettent des lancers courts et précis.
Les cannes moyennes reçoivent des soies N° 4 ou 5.
Pour les cannes plus longues (9 pieds et plus) destinées à la pêche au streamer en réservoir, des carnassiers prévoyez des soies de 6 à 8.

Qu'ils soent serpentiformes ou monopattes, les anneaux doivent être impeccables, sous peine d'érailler la soie très rapidement.
La poignée doit s'adapter à la main du lanceur.
Si la tenue de la canne n'est ni bonne ni confortable, le plaisir de la pêche ne dure pas longtemps !

Les moulinets:de beaux instruments.

Les moulinets sert uniquement à stocker la soie et autant le choix de la canne demande une grande réflexion, autant celui du moulinet importe assez peu, tout au moins pour la pêche des poissons moyens.
On lui demande avant tout d'être fiable, solide, de bien équilibrer la canne, d'avoir une capacité suffisante pour pêcher les plus gros poissons et de posséder un frein progressif.

Les lignes et les soies.

A l'origine (début du XVIIIe) les lignes pour pêcher à la mouche étaient réalisées en soie naturelle.
Aujourd'hui seul leur nom "soie" demeure, car le textile est largement remplacé par des matériaux synthétiques (nylon tressé recouvert de matière plastique alvéolée).
Les nouvelles lignes sont très faciles à entretenir, ce qui n'est pas le cas des soies naturelles, leurs couleurs très vives (orange phosphorescent, vert,jaune,) leur assurent une parfaite visibilité même lorsque la lumière baisse (coup du soir).
Il existe une gamme très large de lignes de densité différentes chacune à des situations bien précises.
Les soies flottantes marquées F-floating) sont réservées pour la mouche sèche.
Les soies intermédiaires (marquées I- intermédiate) coulent très lentement
et s'utilisent principalement pour le saumon en noyé, pour le brochet et le black-bass à proximité de la surface.

Les soies à pointe plongeante (marquées FS- floating/sinking) s'emploient surtout pour les carnassizes et permettent de pêcher à des profondeurs importantes.
Seule la pointe plonge, le reste de la soie demeure en surface.
Les soies coulantes ou plongeantes (marquées S - sinking) permettent avant tout de pêcher dans des eaux très profondes, les carnassiers, le saumon, la truite de mer, aussi la truite en réservoir.
La capacité d'immersion plus ou moins rapide est indiquée en chiffres romain suivant l'indication S (S I, S II?, etc.)
Les soies se distinguent également selon leur profil, chacune ayant une utilisation propre.
Les soies parallèles (L - level) sont idéales pour les petites rivières aux berges encombrées où des lancers courts et précis s'imposent.
Elles ne permettent pas de dépasser 15 mètres.

Les soies double fuseau (DT - double taper) possèdent une partie centale
régulière (19 à 22 mètres) et se rétrécissent en queue de rat à chaque extrémité (environ 3 mètres)
Elles conviennent pour presque toutes les pêches et permettent des lancers longs, des posés délicats et précis.
Elles ont aussi l'avantage de pouvoir se retourner.
Les soies à fuseau décentré (WF- weight forward) concentrent leur masse sur une longueur limité (26 pieds, soit 8 à 9 mètres), à l'avant de la ligne.
La conicité diminue sur les 3 mètres suivants pour retrouver ensuite une épaisseur constante.
Elles permettent des lancers très longs, ce qui est intéressant en grandes rivières ou en réservoir.
Il en existe de nombreuses variantes.
Les soies à tête de ligne (ST- shooting taper) sont de véritables projectiles capables de propulser la mouche à des distances record: plus de 50 mètres !
Les soies à fuseau Triangle taper (TT) -sont les dernières nées.
Conçues pour la pêche à grande distance elles permettet des posés délicats.

kilm.
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Ven 13 Nov 2009, 01:49

L'équipement vestimentaire.

Finie l'époque de la noblesse anglaise où pour pêcher à la mouche il fallait être habillé de "façon convenable".Mis à part le goût personnel, le pêcheur actuel tient essentiellement compte des paramètres utiles pour la pêche et pour son confort.

Bottes, cuissardes ou waders protègent de l'eau mais aussi des glissades grâce à leurs semelles antidérapantes.
Impossible d'imaginer le moucheur sans gilet !
Les modèles courts, de couleur discrète, munis de nombreuses poches et dotés de plusieurs accessoires (anneaux de fixation, fixe-épuisette, fixe- mouches, bouton de service, etc.) sont préférés.

Une casquette à longue visière ou un chapeau à larges bord (avec ou sans
plumes...) est plus qu'utile pour se protéger du soleil ou de la pluie.
Les lunettes polarisantes sont un réel plus, elles permettent de repérer les poissons et protègent les yeux des reflets du soleil sur l'eau.

N'oublions pas la multitude de petits accessoires,qui facilitent la vie au moucheur: l'épuisette avant tout avant, pliable ou de wading (qui se porte attachée sur le dos), possède une large ouverture, un couteau ou des ciseaux, une petite lampe pour pouvoir changer de mouche durant le coup du soir, des produits pour sécher les artificielles, graisser la soie, sans oublier les boîtes à mouches aux modèles multiples.
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Sam 14 Nov 2009, 01:38

Bonjour à vous


hapitre 5.

Les bons gestes.

Le lancer sert à propulser à un endroit choisi un leurre qui ne pèse pratiquement rien.
C'est la soie qui l'emporte et qui constitue le lest.
La ligne est elle-même projetée à l'aide d'une canne et maintenue en l'air grâce à des mouvements synchronisés vers l'avant puis l'arrière, exercés par le bras du pêcheur.
Lancer n'est pas très compliqué mais le recours à un spécialiste vous évite
l'acquisition de mauvaises habitudes dont on a les pires difficultés à se départir par la suite.

En lisant l'heure.

Pour réussir un bon lancer il faut avant tout se placer correctement et tenir la canne de façon adéquate.
Le pêcheur prend une position sensiblement à l'oblique par rapport au cours de la rivière.
La main droite (pour les droitiers) tient solidement la canne, pouce à plat, la main gauche manipule la soie.
La position des pieds est primodiale.
Au début il faut y penser, ensuite elle devient naturelle.
Le droit est dirrigé vers l'avant, en direction de l'endroit visé.
Pour atteindre de grandes distances il vaut mieux aligner les pieds pour s'appuyer sur les deux jambes.

Un espace assez vaste et dégagé est indispensable pour les premiers essais, un pré, un terrain de sport, un gymnase.
Il suffit de pouvoir déployer une vingtaine de mètres de soie en avant et en arrière et à 6 ou 7 en hauteur.
S'agit-il dun coup du poignée ou d'un mouvement du bras ?
Deux écoles s'affrontent.
L' ancienne préconise que le coude doit resté collé au corps, seul le poignet assurant le lancer.
La moderne ne utilise pour lancer l'ensemble du bras.

Vous savez lire l'heure? Donc vous allez pêcher à la mouche sans problème!
Le premier geste à acquérir est un mouvement dans un plan vertical allant entre deux extrèmes situés, sur une horloge, entre 11 heures et 13 heures.
Pour débuter, sortez une petite longueur de soie (3 à 4 mètres). Ajoutez 2 à 3 mètres de nylon à l'extrémité duquel vous attachez un morceau de laine rouge.
D' un geste sec, soulevez la canne pour décoller la ligne et arrêtez le geste (à l'arrière à 11 heures)
Laissez le temps à la soie de se déplier complètement.
La canne est ensuite ramenée en position avant( 13 heures), le geste est arrêté et la ligne s'étend devant vous.

N'hésitez pas surtout au début à suivre des yeux l'évolution de la soie tant vers l'avant que vers l'arrière (d'où l'intérêt du brin de laine rouge)
Vous déterminerez ains précisément à quel moment il convient d'enchaîner les deux gestes, avant-arrière.
Le lancer ne doit commencer que lorsque la soie est complètement étendue.
Très vite vous allez sentir votre canne "travailler", même les yeux fermés.
Votre soie tire alternativement vers l'avant et l'arrière.
Plus précisément, c'est le nerf de la canne qu'il faut sentir, ou le scion, comme c'est le cas avec un fouet.
Ce n'est guère un hasard si l'on nomme ainsi les cannes à mouche.

A chaque nouveau faux lancer (lancer réalisé en l'air avant le posé), sortez un peu plus de soie, jusqu'à la longueur désirée.

Pour poser, il convient lors du dernier lancer vers l' avant de bloquer fermement la canne pour donner à la ligne une impulsion supplémentaire.
Pendant l'étalement de la soie corrigez, si besoin est, la trajectoire en dirrigeant la canne à droite ou à gauche.
En fin de lancer, abaissez la canne pour accompagner la chute et réaliser un posé doux et discret.
Ces trois phases s'enchaînent naturellement, en continu, sans temps de pause et ne constituent en définitive qu'un seul geste.(à suivre)

kim Wink
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Sam 14 Nov 2009, 01:43

à suivre:

La règle 11 heures - 13 heures - doit être scrupuleusement respectée (sinon la soie risque à chaque fois de toucher l'eau ou le sol)
Un rytme constant doit être observé (la réussite dépend principalement de lui) et les arrêts bien marqués.
Pas de geste mous, les mouvements ont pour but de propulser la soie.
Pensez tout simplement que votre canne agit comme le prolongement de votre bras.
Durant toutes ces phases, la main gauche qui tient la soie suit le mouvement de la droite (qui tient la canne), tout en demeurant toujours à la même distance.
Au moment où la main droite effectue le posé, la gauche libère la ligne.
Ce n'est qu'en répétant inlassablement ces mouvements que vous parviendrez à progresser.

Une fois au bord de l'eau, choisissez un endroit dégagé avec suffisamment un débattement pour lancer, et un courant régulier et qui n'exige pas forcément une approche particulière.
Limitez vous à des distances raisonnables, une dizaine de mètres.
Evitez également trop de faux lancers: plus on fouette, plus les risques d'accrochages et d'erreurs augmentent.
Pour débuter il convient de réaliser correctement les lancers les plus simples (vertical, horizontal), ensuite vous passerez progressivement à d'autres plus complexes.

Que faire de la soie lorsqu'on pêche ?e
En marchant dans l'eau, on peut sans problème la laisser pendre.
En revanche, si vous pêcher du bord, laissez-la tomber sur le sol mais évitez qu'elle ne s'accroche dans un obstacle quelconque.
S'il est impossible de la laisser sur le sol en raison de l'encombrement de la berge ou d'un courant soutenu, récupérez- la en boucles.
Une fois la mouche posée à l'endroit souhaité, la soie est serrée contre la poignée tandis que la main gauche récupère la ligne en surplus,en fonction de la dérive de la mouche.
Vous devez constamment rester en contact avec l'artificielle.
Pour cela, le scion accompagne la dérive de l'artificielle.
Au moment de l'attaque il suffit de soulever rapidement la canne, sans brutalité pour piquer le poisson.
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Sam 14 Nov 2009, 02:01

Salut les gars.


Je vous ai mis, tout ce qui concernait le chapitre que voici.

suite, chapitre 5.

Vertical, horizontal, en revers, roulé: les lancers de base.

1* Le lancer vertical est le premier que vous allez réaliser,le plus courant et le plus simple, celui expliqué ci-avant.
Utilisez-le à chaque fois que le dégagement est suffisant.
Veillez à garder la soie toujours haute dans l'air, sinon le mouche risque de s'accrocher dans les herbes derrière vous ou de frapper l'eau.

2* Le lancer horizontal devient indispensable lorsqu'existent des obstacles au-dessus ou derrière, ou lorsqu'on veut glisser sa mouche sous les branches peu éloignées.
Sa réalisation est identique à celle du lancer vertical.
La trajectoire se situe dans un plan parallèle à l'eau.
Ce lancer permet une très grande précision, au détriment de la distance.

3* Le lancer en revers se pratique lorsque les conditions de pêche n'autorisent ni le lancer vertical ni le lancer horizontal ou si l'on se trouve au milieu de la rivière et que l'on veut d'un même endroit lancer tantôt à droite, tantôt à gauche.
Tournez - vous face au poste que vous souhaitez atteindre.
Dans ce lancer la main droite (tenant la canne) réalise un geste allant de sa position initiale jusqu'à hauteur de l'épaule gauche.
Durant cette phase, la canne forme un angle de 45 degrés avec l'axe du corps.
Après quelques faux lancers permettant de sortir suffisamment de soie, propulsez la mouche vers l'endroit visé.
Il est souhaitable de réaliser ce lancer seulement à l'aide de l'avant-bras, le bras collé contre le corps.

4* Le lancer roulé s'utilise lorsqu'il est impossible de dérouler la soie en arrière et de réaliser de faux lancers.
Cette technique ne permet d'atteindre que de courtes distances.
Sortez une longueur de soie équivalente à la distance disponible derrière vous, la réserve est conservée dans la main gauce.
Redressez lentement la canne à la verticale de façon à ramener la ligne derrière vous mais tout en la décalant légèrement sur le côté (droit ou gauche). La soie forme une boucle qui va vous frapper le dos.
D'un coup sec, baissez la canne. Bloquez-la sèchement en position horizontale, et en libérant la réserve de soie gardée jusqu'alors dans la main gauche.
La grande boucle formée au départ roule et s'étale complètement sur l'eau, la pointe en dernier.
Avec un peu d'entraînement, ce lancer permet datteindre une dizaine de mètres.
Il est très facile avec le vent dans le dos.
Avec un vent de face, il vaut mieux passer sur la berge opposée...

5*Les autres lancers.

Le lancer sinueux sert principalement à éviter l'inévitable dragage quand on pêche vers l'aval ou s'il on veut, dans une grande rivière, attaquer un gobage situé en face de nous.
Sortez 2 à 3 mètres de plus de soie que ce qui est nécessaire pour atteindre le poste souhaité.
Réalisez votre lancer vertical ou horizontal comme d'habitude, au moment de posé, bloquez brusquement la soie qui va tomber en zigzag et s'allonger par la suite sous la force du courant.

Le lancer parachute s'utilise dans les mêmes situations que le lancer sinueux, c'est-à-dire pour éviter le dragage dans la pêche aval mais aussi dans la pêche à la nymphe vers l'amont.
Après quelques faux lancers verticaux réalisez le posé sans manque d'arrêt
lors du shoot avant.
Autrement dit:de la position arrière, la canne est abaissée vers l'eau en passant par la position avant durant laquelle la soie se trouve étendue à la
hauteur du scion puis se pose sur l'eau.
Le bas de ligne ayant soudainement perdu sa vitesse ne se déplie ps mais demeure en zigzag.
La mouche surtout la nymphe, par son poids tombe à la verticale, tel un parachute.

Le lancer courbe s'emploie surtout quand il faut éviter que la ligne passe dans le champ de vision du poisson avant la mouche.
Il est également très utile lorsqu'il faut attaquer un poisson posté derrière un obstacle.
Il est plus facile à réaliser avec un bas de ligne long, par un lancer vertical ou horizontal, on envoie la ligne à l'amont du poste.
Lorsque la moitié de la soie est déroulée, au moment de poser, baissez la canne, et au dernier instant, couchez-la brusquement sur la gauche ou la droite.
La ligne décrit un large arc de cercle.
Laissez ensuite dériver la mouche vers le point à atteindre.

Le lancer arbalète est la seule solution pour pêcher en ruisseaux étroits ou sur des postes très encombrés où l'on ne dispose d'aucun recul.
Sortez la longueur de soie nécessaire pour vous saisir de la mouche, entre le pouce et l'index. Tendez la ligne au maximum et d'un coup sec du poignet propulsez l'artificielle à l'endroit choisi.
Ce type de lancer se rapproche beaucoup de la surprise, car il est généralement impossible de laisser dériver la mouche.
Les lancers sont forcéments courts mais précis.

Le lancer double traction est indispensable dès que l'on souhaite dépasser des distances de 10 à 15 mètres.
Mais ce n'est pas sa seule et unique utilité.
Il diminue la fatigue puisqu'il évite de forcer sur les mouvements.
Les jours de vent il demeure la seule technique utilisable, en accélérant la vitesse de la soie, il augmente sa pénétration dans l'air.
Quand on pêche en marchant dans leau, il n'est pas facile de lancer loin, la double tracion devient quasiment indispensable.
La réussite dépend avant tout d'une parfaite synchronisation des gestes.
Il s'agit en effet d'accélérer la vitesse de déplacement de la soie.
Ce qui s'obtient grâce à des coups sec du poignet de la main gauche au moment ou la canne est la plus fléchie en position avant et arrière.

Le mouvement peut se décomposer ainsi:

1* Soulevez la canne pour décoller la soie tout en l'accompagnant avec la main gauche qui tient la ligne.

2* Projetez la soie vers l'arrière et alors qu'elle se déplie, la main gauche tire énergiquement la ligne et revient aussitôt en position initiale.

3* Au moment où le lancer arrière se termine, les deux mains sont proches l'une de l'autre.

4* Enchaîner avec un lancer avant. Pendant que la soie se déplie en avant, la main gauche réalise à nouveau une tirée vive si l'on veut continuer de faux lancers.

5*Si l'on veut poser, la main gauche après avoir tiré la ligne vers le bas, libère la ligne tandis que la canne seule finalise le lancer.

Inutile de multiplier le nombre de faux lancers, un ou deux suffisent pour parvenir à donner à la soie l'accélération suffisante. Wink
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l'pekeu


l'pekeu


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Sam 14 Nov 2009, 02:42


j'ai deja ju cela dans un bouquin,on doit avoir le meme

en tout cas merci pour ce partage et pour le temps passe à avoir tape tout cela
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pecheur du 14


pecheur du 14


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Sam 14 Nov 2009, 04:20

c'est trop ce :tbr: car maintenent je sais encore un peut plus sur la pêche a la mouche merci a toi
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adrien


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MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Sam 14 Nov 2009, 07:56

Kim est une véritable encyclopédie sur la pêche.

Pour vous faire part que la pêche à la mouche ne date pas d'hier,voici un model de boîte à mouche de l'époque de Louis 16 en 1780



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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Sam 14 Nov 2009, 08:13

Salut Adrien Wink

Un vrai écrin à bijoux duff

C'est vrai, mais dans le temps, il faisait de très belles choses sur la présentation de la pêche, voire de superbes cannes à lancer, à coup, sans oublier de très beaux moulinets, accessoires, enfin de la très bonnes qualités qui aujourd'hui bien de collectionneurs aimeraient posséder Wink

Merci, et bien le bonjour chez toi.

kim
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Sam 14 Nov 2009, 22:07

Bonjour à vous Wink :flower:
Nous sommes le 15 11 09

L'histoire de la pêche à la mouche.

*chapitre N°6


Message Kim du 22 le Mer 11 Avr - 9:27
Chapitre 6.

Imprévisible rivière.

Réfléchir avant d'agir... le dicton s'applique parfaitement à la mouche ! avant de lancer, le pêcheur qui va le plus vite est rarement celui qui réussit le mieux. Certaines "vieilles mains" passent beaucoup de temps à observer, sans pêcher et puis tout à coup elles montent une mouche, lancent et prennent.
A la mouche, plus que dans toute autre technique, le pêcheur doit observer afin de comprendre comment s'organise la vie dans la rivière, situer les obstacles,déchiffrer les courants, deviner où sont cachés les poissons.
Avant de pêcher il" lit l'eau.

Certains postes sont d'autant plus faciles à repérer que les obstacles dépassent la surface de l'eau, provoquent à leur proximité amortis et courants vifs.
Ceux-là sont souvent occupés mais les truites très sollicitées sont particulièrement méfiantes.
D'autres postes sont beaucoup moins nets: remous, ralentissement entre deux veines plus rapides, queues (fins) de radiers, l'amont et de l'aval des pierres immergées, etc.
Ils se repèrent uniquement en observant la surface de l'eau et l'apparition de mouvements particuliers à l'intérieur de types d'écoulement plus larges, calmes, plats, larges, profonds.
Plus délicats à découvrir, ils échappent à de nombreux pêcheurs et bien entendu, ce sont eux qui font la différence.

Au fil des saisons, les postes évoluent en particulier en fonction des niveaux, des débits et de la transparence des eaux.
Des postes bien marqués en début de saison sous une certaine hauteur d'eau, se vident de leurs habitants quelques mois plus tard lorsque l'étiage approche.

Dans la rivière existe toujours une hiérarchie entre les poissons.
Les sujets dominants occupent les meilleurs places, les autres se partagent les endroits restants, plus restreins, moins riches en nourriture.
Pour résister en eaux courantes, les poissons sont obligés de trouver un poste libre sinon ils errent à la recherche d'une autre.
En début de printemps, dans les eaux froides, ils demeurent peu actifs et se situent dans les amortis, les berges creusent et sortent peu.
La saison s'avançants, les eaux se réchauffent, les herbiers se développent, bientôt nourriture et caches abondent, les poissons se déplacent fréquemment, au gré de leur humeur, il y a tellement de places intéressantes !

Dans notre pays où régions et microclimats sont nombreux et variés, chaque cours d'eau est quasiment un cas particulier.
Dès qu'il change de rivière ou de type d'eau, le pêcheur doit s'adapter à de nouvelles conditions.
Dans chacune de ces rivières naissent des insectes différents selon la nature du fond, la qualité des eaux,le biotope propre à chacun d'entre eux.
Il est donc indispensable d'identifier les familles d'insectes qui vivent dans la rivière que l'on aborde afin de découvrir la bonne imitation.

2* Ruisseaux et petits cours d'eau.

Les eaux torrentueuses, vives et puissantes sautent entre les roches, de cascades en ressauts, laissant autant de postes potentiels pour les poissons.
Les truites petites, sombres, et très vivaces se tiennent essentiellement dans des endroits réduits et souvent encombrés.
Ils convient d'aborder ces postes avec d'infinies précautions, en évitant de frapper de frapper les pierres de faire résonner ses pas(perso:
comportement égal de tous truiteurs.

Les rivières plus larges prennent souvent un aspect plus diversifié.
Le courant se concentre principalement dans le milieu du lit et il est fréquent d'y observer des alternances entre rapides et plats.
Les truites dans les cavernes des berges et plus généralment partout où le courant s'amortit, par exemple à proximité des roches et autres obstacles qui laissent des postes bien marqués.

Remarque: Les eaux blanches de fonte de neige sont quasiment impêchables.

La rivière de montagne n'est pas pêchable toute l'année.
En effet si à l'ouverture les eaux sont moyennes, ce n'est pas le cas en fin de printemps et début d'été : la fonte des neiges entraîne de brusque augmentation de débit.
Sales et froides ces "eaux de neige" sont bien peu favorables pour la pêche. En revanche, sauf en haute montagne, les rivières se prêtent bien aux pratiques estivales et de fin de saison, périodes durant lesquelles beaucoup d'autres cours d'eau apparaissent peu productifs.
Durant l'été, on observe certaines périodes de frénésie:les truites sont "toutes dehors" !

La pêche à la mouche en ces lieux n'oblige pas de longs lancers, la pratique y est en général facile.
Sauf cas particulier, on y pêche amont, en remontant lentement le courant, si possible en marchant dans l'eau ce qui permet d'atteindre facilement les deux rives et de demeurer inaperçu.
En revanche en pêchant du bord, il faut essayer de se camoufler dans la végétation environnante.
Dans les zones plus larges, les lancers aval peuvent donner de bons résultats.

Etant donné la présence du courants irréguliers et parfois soutenus, les lancers parachutes ou sinueux qui permettent une parfaite présentation de la mouche, sans dragage, s'imposent.
Le courant violent rend les poissons moins regardant.
La truite prend ou laisse !
Il n'est donc pas inutile de jouer sur l'effet de surprise en posant la mouche près du poisson grâce à des lancers courts et précis, il n'a guère le temps de s'apercevoir de la supercherie.

Le bas de ligne est court (2 à 2,5 mètres) et rapide, la pointe en 14/100 convient tout à fait.
Attention aux éclats de la canne et aussi du soleil qui crée des ombres.
Vous apercevez facilement le poisson ? Ayez conscience que lui aussi vous voit !

Dans ce milieu hostil, les plus grosses truites occupent le plus souvent les postes les plus délicats à pêcher : berges creuses surplombées par la végétation luxuriante, proximité d'une grosse pierre, fosse plus ou moins profonde, enfin tous ces endroits où il n'est pas facile de glisser une mouche. Wink


suite, Dans les rivières moyennes.

1 *Dans les cours d'eau d'une largeur moyenne de 6 à 30 mètres, les postes sont beaucoup plus abondants et variés.
Les poissons sont nettement plus beaux se positionnent le long des bordures, dans les cavernes, derrière ou devant les blocs, etc.
Selon leur débit ces rivières sont particulièrement favorables durant certaines périodes et totalement décevantes à d'autres.
Le nombre de poste potentiels (roches, cailloux, sous-berges, obstacles divers, etc.) est souvent énormme et le pêcheur, s'il veut les prospecter correctement, ne parcourt qu'une distance réduite en une journée.
L'idéal consiste à pêcher en marchant dans l'eau et, selon le type de poste, à adopter le bon lancer, celui qui permet de présenter la mouche sans dragage.
La diversité des écoulements, des vitesses plus ou moins rapides,obligent à analyser méticuleusement les veines d'eau pour trouver celle qui passe juste au-dessus du poisson repéré.
C'est peut-être dans ces conditions que la pêche à la mouche est la plus agréable et la plus complexe, non dans les lancers facilités par la largeur importante, d'autant que le pêcheur descend dans l'eau et se place au milieu du lit, mais dans les choix des artificielles, dans les montagnes et les dérives.
C'est aussi pour cela que la pêche à la mouche est passionnante !

2*Dans les grandes rivières.

Situées à la limite de cassure de pente, la grande rivière à une largeur de 10 à 50 mètres et une profondeur de 1 à 5 mètres.
Truites et ombres y cohabitent souvent et son généralement de bonne taille.
Dans ce type de rivière les poissons ne sont pas régulièrement répartis.
Il existe parfois des zones de plusieurs kilomètres qui apparaissent comme vides, les habitants de la rivière semblant avoir élu domicile dans d'autres secteurs.
Deux raisons déterminent une telle situation.
Le taux d'oxygène est bien plus élevé dans les zones rapides que dans les calmes où la température de l'eau est toujours moins favorable aux truites.
La deuxième concerne la présence de nourriture qui elle aussi varie d'un secteur à l'autre.
Là encore, avant de proposer une artificielle, il faut savoir observer et "lire l'eau" , déceler la présence d'un oiseau aquatique, des alevins sur les bordures, les fonds de galets ou vivent et éclosent de nombreux insectes et tout endroit où vous estimez qu'un poisson existe.
En début de saison, les poissons se situent dans les calmes, ensuite, ils se déplacent vers les zones plus agitées: radiers, petites chutes, etc.
Lorsque la végétation est rare, les salmonidés rechignent à quitter leur cache et se nourrissent essentiellement tôt le matin et tard le soir.
La pêche se pratique, en l'absence de gobage, vers l'amont ou vers l'aval mais toujours à proximité du fond.
Le meilleur moyen pour explorer de larges surfaces demeure la pêche à la mouche noyée (bas de ligne en potence avec trois mouches) ou au streamer (uniquement pour la truite)
Tous les lancers sont possibles pour présenter l'artificielle, c'est le profil de chaque pose qui en détermine le type.
La dérive doit être suffisamment longue et sans sillage pour que les poissons puissent repérés la mouche, monter et l'attaquer.
Cela est primordial pour la pêche de l'ombre dans les zones profondes.
Plus la hauteur d'eau est importante et le courant soutenu, il faut lancer en amont du gobage repéré.

3*La mouche est choisie en fonction de l'activité alimentaire des truites.
En présence de gobage la mouche sèche s'impose.
Avec un peu d'expérience vous allez vite déterminer le type d'insecte dont se nourrissent les poissons.
La mouche doit flotter très haut sur l'eau (palmer,sedge en poils de cervidés, Grey Wolf, etc,) et doit être régulièrement graissée.
En l'absence d'activité apparente en surface,décidez-vous pour une noyée ou une nymphe.
Les lunettes polarisantes sont d'une aide précieuse pour déceler le poisson
sous l'eau.
En repérant ses mouvements, ses légers écarts à droite et à gauche, vous pouvez conclure qu'il se nourrit de nymphes, s'il semble fouiller le fond, la noyée s'imposera.
Attention ! Un poisson qui semble immobile peut très bien être mordeur
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pecheur du 14


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MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Dim 15 Nov 2009, 10:29

jolie les petit boites elle sont classe requin
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pecheur du 14


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MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Dim 15 Nov 2009, 12:36

c bien ce que tu a fais mais ces trop long donc j'ai pas tout lu mais ces tres bien
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Lun 16 Nov 2009, 04:35

Bonjour à vous Wink

Nous sommes le 16 11 09


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default Imprévisible rivière.

Message Kim du 22 le Mer 11 Avr - 9:27
Chapitre 6.

Imprévisible rivière.

Réfléchir avant d'agir... le dicton s'applique parfaitement à la mouche ! avant de lancer, le pêcheur qui va le plus vite est rarement celui qui réussit le mieux. Certaines "vieilles mains" passent beaucoup de temps à observer, sans pêcher et puis tout à coup elles montent une mouche, lancent et prennent.
A la mouche, plus que dans toute autre technique, le pêcheur doit observer afin de comprendre comment s'organise la vie dans la rivière, situer les obstacles,déchiffrer les courants, deviner où sont cachés les poissons.
Avant de pêcher il" lit l'eau.

Certains postes sont d'autant plus faciles à repérer que les obstacles dépassent la surface de l'eau, provoquent à leur proximité amortis et courants vifs.
Ceux-là sont souvent occupés mais les truites très sollicitées sont particulièrement méfiantes.
D'autres postes sont beaucoup moins nets: remous, ralentissement entre deux veines plus rapides, queues (fins) de radiers, l'amont et de l'aval des pierres immergées, etc.
Ils se repèrent uniquement en observant la surface de l'eau et l'apparition de mouvements particuliers à l'intérieur de types d'écoulement plus larges, calmes, plats, larges, profonds.
Plus délicats à découvrir, ils échappent à de nombreux pêcheurs et bien entendu, ce sont eux qui font la différence.

Au fil des saisons, les postes évoluent en particulier en fonction des niveaux, des débits et de la transparence des eaux.
Des postes bien marqués en début de saison sous une certaine hauteur d'eau, se vident de leurs habitants quelques mois plus tard lorsque l'étiage approche.

Dans la rivière existe toujours une hiérarchie entre les poissons.
Les sujets dominants occupent les meilleurs places, les autres se partagent les endroits restants, plus restreins, moins riches en nourriture.
Pour résister en eaux courantes, les poissons sont obligés de trouver un poste libre sinon ils errent à la recherche d'une autre.
En début de printemps, dans les eaux froides, ils demeurent peu actifs et se situent dans les amortis, les berges creusent et sortent peu.
La saison s'avançants, les eaux se réchauffent, les herbiers se développent, bientôt nourriture et caches abondent, les poissons se déplacent fréquemment, au gré de leur humeur, il y a tellement de places intéressantes !

Dans notre pays où régions et microclimats sont nombreux et variés, chaque cours d'eau est quasiment un cas particulier.
Dès qu'il change de rivière ou de type d'eau, le pêcheur doit s'adapter à de nouvelles conditions.
Dans chacune de ces rivières naissent des insectes différents selon la nature du fond, la qualité des eaux,le biotope propre à chacun d'entre eux.
Il est donc indispensable d'identifier les familles d'insectes qui vivent dans la rivière que l'on aborde afin de découvrir la bonne imitation.

2* Ruisseaux et petits cours d'eau.

Les eaux torrentueuses, vives et puissantes sautent entre les roches, de cascades en ressauts, laissant autant de postes potentiels pour les poissons.
Les truites petites, sombres, et très vivaces se tiennent essentiellement dans des endroits réduits et souvent encombrés.
Ils convient d'aborder ces postes avec d'infinies précautions, en évitant de frapper de frapper les pierres de faire résonner ses pas(perso:
comportement égal de tous truiteurs.

Les rivières plus larges prennent souvent un aspect plus diversifié.
Le courant se concentre principalement dans le milieu du lit et il est fréquent d'y observer des alternances entre rapides et plats.
Les truites dans les cavernes des berges et plus généralment partout où le courant s'amortit, par exemple à proximité des roches et autres obstacles qui laissent des postes bien marqués.

Remarque: Les eaux blanches de fonte de neige sont quasiment impêchables.

La rivière de montagne n'est pas pêchable toute l'année.
En effet si à l'ouverture les eaux sont moyennes, ce n'est pas le cas en fin de printemps et début d'été : la fonte des neiges entraîne de brusque augmentation de débit.
Sales et froides ces "eaux de neige" sont bien peu favorables pour la pêche. En revanche, sauf en haute montagne, les rivières se prêtent bien aux pratiques estivales et de fin de saison, périodes durant lesquelles beaucoup d'autres cours d'eau apparaissent peu productifs.
Durant l'été, on observe certaines périodes de frénésie:les truites sont "toutes dehors" !

La pêche à la mouche en ces lieux n'oblige pas de longs lancers, la pratique y est en général facile.
Sauf cas particulier, on y pêche amont, en remontant lentement le courant, si possible en marchant dans l'eau ce qui permet d'atteindre facilement les deux rives et de demeurer inaperçu.
En revanche en pêchant du bord, il faut essayer de se camoufler dans la végétation environnante.
Dans les zones plus larges, les lancers aval peuvent donner de bons résultats.

Etant donné la présence du courants irréguliers et parfois soutenus, les lancers parachutes ou sinueux qui permettent une parfaite présentation de la mouche, sans dragage, s'imposent.
Le courant violent rend les poissons moins regardant.
La truite prend ou laisse !
Il n'est donc pas inutile de jouer sur l'effet de surprise en posant la mouche près du poisson grâce à des lancers courts et précis, il n'a guère le temps de s'apercevoir de la supercherie.

Le bas de ligne est court (2 à 2,5 mètres) et rapide, la pointe en 14/100 convient tout à fait.
Attention aux éclats de la canne et aussi du soleil qui crée des ombres.
Vous apercevez facilement le poisson ? Ayez conscience que lui aussi vous voit !

Dans ce milieu hostil, les plus grosses truites occupent le plus souvent les postes les plus délicats à pêcher : berges creuses surplombées par la végétation luxuriante, proximité d'une grosse pierre, fosse plus ou moins profonde, enfin tous ces endroits où il n'est pas facile de glisser une mouche. Wink
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kim du 22


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MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Lun 16 Nov 2009, 04:47

Message Kim du 22 le Ven 13 Avr - 9:20
suite, Dans les rivières moyennes.

1 *Dans les cours d'eau d'une largeur moyenne de 6 à 30 mètres, les postes sont beaucoup plus abondants et variés.
Les poissons sont nettement plus beaux se positionnent le long des bordures, dans les cavernes, derrière ou devant les blocs, etc.
Selon leur débit ces rivières sont particulièrement favorables durant certaines périodes et totalement décevantes à d'autres.
Le nombre de poste potentiels (roches, cailloux, sous-berges, obstacles divers, etc.) est souvent énormme et le pêcheur, s'il veut les prospecter correctement, ne parcourt qu'une distance réduite en une journée.
L'idéal consiste à pêcher en marchant dans l'eau et, selon le type de poste, à adopter le bon lancer, celui qui permet de présenter la mouche sans dragage.
La diversité des écoulements, des vitesses plus ou moins rapides,obligent à analyser méticuleusement les veines d'eau pour trouver celle qui passe juste au-dessus du poisson repéré.
C'est peut-être dans ces conditions que la pêche à la mouche est la plus agréable et la plus complexe, non dans les lancers facilités par la largeur importante, d'autant que le pêcheur descend dans l'eau et se place au milieu du lit, mais dans les choix des artificielles, dans les montagnes et les dérives.
C'est aussi pour cela que la pêche à la mouche est passionnante !

2*Dans les grandes rivières.

Situées à la limite de cassure de pente, la grande rivière à une largeur de 10 à 50 mètres et une profondeur de 1 à 5 mètres.
Truites et ombres y cohabitent souvent et son généralement de bonne taille.
Dans ce type de rivière les poissons ne sont pas régulièrement répartis.
Il existe parfois des zones de plusieurs kilomètres qui apparaissent comme vides, les habitants de la rivière semblant avoir élu domicile dans d'autres secteurs.
Deux raisons déterminent une telle situation.
Le taux d'oxygène est bien plus élevé dans les zones rapides que dans les calmes où la température de l'eau est toujours moins favorable aux truites.
La deuxième concerne la présence de nourriture qui elle aussi varie d'un secteur à l'autre.
Là encore, avant de proposer une artificielle, il faut savoir observer et "lire l'eau" , déceler la présence d'un oiseau aquatique, des alevins sur les bordures, les fonds de galets ou vivent et éclosent de nombreux insectes et tout endroit où vous estimez qu'un poisson existe.
En début de saison, les poissons se situent dans les calmes, ensuite, ils se déplacent vers les zones plus agitées: radiers, petites chutes, etc.
Lorsque la végétation est rare, les salmonidés rechignent à quitter leur cache et se nourrissent essentiellement tôt le matin et tard le soir.
La pêche se pratique, en l'absence de gobage, vers l'amont ou vers l'aval mais toujours à proximité du fond.
Le meilleur moyen pour explorer de larges surfaces demeure la pêche à la mouche noyée (bas de ligne en potence avec trois mouches) ou au streamer (uniquement pour la truite)
Tous les lancers sont possibles pour présenter l'artificielle, c'est le profil de chaque pose qui en détermine le type.
La dérive doit être suffisamment longue et sans sillage pour que les poissons puissent repérés la mouche, monter et l'attaquer.
Cela est primordial pour la pêche de l'ombre dans les zones profondes.
Plus la hauteur d'eau est importante et le courant soutenu, il faut lancer en amont du gobage repéré.

3*La mouche est choisie en fonction de l'activité alimentaire des truites.
En présence de gobage la mouche sèche s'impose.
Avec un peu d'expérience vous allez vite déterminer le type d'insecte dont se nourrissent les poissons.
La mouche doit flotter très haut sur l'eau (palmer,sedge en poils de cervidés, Grey Wolf, etc,) et doit être régulièrement graissée.
En l'absence d'activité apparente en surface,décidez-vous pour une noyée ou une nymphe.
Les lunettes polarisantes sont d'une aide précieuse pour déceler le poisson
sous l'eau.
En repérant ses mouvements, ses légers écarts à droite et à gauche, vous pouvez conclure qu'il se nourrit de nymphes, s'il semble fouiller le fond, la noyée s'imposera.
Attention ! Un poisson qui semble immobile peut très bien être mordeur.
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kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Lun 16 Nov 2009, 04:57

Bonjour à vous Wink
Nous sommes le 16 11 09


Je sais que c'est long de me lire, mais je ne peux faire autrement ça me ferait trop de boulot.
je ne parle pas de (copier-coller) mais quand je commence à taper un texte
surtout quand il est long, ça me demande beaucoup d'heures et de journées.

voilà, merci de votre compréhension.





chapitre N° 7


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default Re: La pêche à la mouche. N° 2

Message Kim du 22 le Mer 18 Avr - 9:59
Chapitre 7*

Les profondeurs du lac.

La truite vit parfaitement en lac , naturel ou artificiel , dans la mesure où il communique avec une rivière où elle peut se reproduire.
Sinon, comme dans beaucoup d'endroits il faut avoir recours au repeuplement de qualité. En lac , contrairement à ce qui se passe en rivière, c'est le poisson qui doit rechercher sa pitance.
Or, en ces lieux, la nourriture est rarement abondante et les truites se déplacent beaucoup pour la trouver.
Les eaux lacustres sont limpides et d'autant plus pauvres que l'on s'éloigne des rives.
Se camoufler suffisamment est obligatoire car il y a rarement foule au bord des lacs !

D'abord trouver les poissons.

En l'absance des gobages, il faut concentrer ses efforts sur les bordures.
Trouver les truites qui vivent rarement isolées et sont en mouvement permanent peut prendre du temps.
Le plus souvent elles se situent dans une bande littorale d'une trentaine de mètres, c'est-a-dire là où la nourriture est la plus fréquente.
Des insectes tombent régulièrement des arbres et arbutes riverains.
Les larves et les petits poissons sont présents sur les plages de sable, graviers ou cailloux.
Par corollaire, cette zone est souvent plus peuplée que l'aplomb des falaises.

La température de l'eau constitue l'autre paramètre essentiel.
Les eaux se disposent en plusieurs couches superposées, les plus chaudes en surface, les plus fraîches à proximité du fond.
L'été les eaux de surface réchauffées par les rayons du soleil atteignent 20 degrés alors que celles du fond ne dépassent pas 4 ou 5 degrés.
Dans ces conditions, les truites occupent une zone bien précise entre le fond et la surface appelée thermocline à l'intérieur de laquelle l'eau est à environ 13° C ; c'est leur tempétature de prédilection.
Il est conseillé d'avoir toujours à portée de main un thermomètre au bout d'une ficelle surtout en pêchant en barque.

L'activité des poissons dépend aussi de l'ensoleillement qui peut inciter les poissons à se nourrir ou non.
N'oublions pas que la nourriture est rare en lacs et que les poissons vont avoir tendance à se situer là ou elle existe !
La berge la plus exposée aux vents est souvent meilleure car les insectes en cours d'éclosion et ceux qui meurent s'y rassemblent.
Les vagues dégradent également un peu les berges, emportant quelques invertébrés terrestres. Plus qu'ailleurs, la pêche en lac demeure très peu prévisible.
Certains jours les truites sont en mouvement le matin et le soir, d'autres fois en pleine journée.
Les cances du pêcheur augmentent avec l'activité des poissons qui suivent les déplacements de leur nourriture et se positionnent à des hauteurs précises mais variables selon les saisons et la température.

Discrétion totale obligatoire.

Lorsque les conditions sont favorables (journée chaude et ensoleillée par exemple), les truites gobent volontiers les insectes disponibles en surface.
Les eaux sont très claires, les truites voient très bien ce qui se passe et on parfaitement le temps d'analyser les insectes sur ou dans l'eau.
La discrétion s'impose aussi bien dans les mouvements qu'en ce qui concerne la présentation de l'artificielle (posé délicat, bas de ligne long avec pointe en 14/100).
En l'absence de gobages, il faut pêcher à la nymphe à vue chironomes, pheasant tail, etc,)
La limpidité de l'eau le permet, mais par corollaire la finesse est obligatoire:
pointe en 12 voire 10/100.

En montagne écartez-vous des sentiers battus.

En lac de montagne l'eau est limpide, la pression de pêche faible, les poissons peu sollicités demeurent farouches.
Les résultats varient fortement, la bredouille d'un jour peut être suivie d'un superbe panier le lendemain, et vice-versa.
La réussite n'est pas forcément proportionnelle à la surface du lac.
N'hésitez pas à vous éloigner des endroits les plus courus pour pêcher un lac plus éloigné mais qui sera peu fréquenté.
La montagne est souvent dangereuse et un équipement minimum esr nécessaire: boussole, carte IGN, vêtements chauds, lampe,allumettes, etc.
Attention au brouillard, il monte extrêmement vite!
Consultez les prévisions météorologiques locales avant le départ relève de la plus élémentaire prudence.
Le plus raisonnable est d'avoir recours aux services d'un guide qui vous emmène en toute sécurité et sait vous conseiller sur les techniques à employer.

La pêche en mouche noyée donne aussi d'exellents résultats.
Si le soleil est au rendez-vous, les modèles au corps argenté ou doré donnent de bons résultats pour les truites et les ombres.
Lorsque les poissons occupent des zones plus profondes, il vous faut monter une soie de type FS, à pointe plongeante.
L' observation attentive de la surface vous permet de trouver le bon modèle identiques à ceux utilisées en eaux courantes : sedges, émergeantes, noyées, nymphes.
Quelques mouches fantaisie garnissent la boîte car les poissons changent parfois d'une façon imprévisible.
Le pêcheur marche autour du lac ou opère en barque ce qui facilite beaucoup les lancers, en suivant les déplacements incessants des truites qui suivent toujours le même itinéraire, à proximité de la surface.
Anticipez ces déplacements, voilà le secret de la pêche en lac !
C'est un peu comme à la chasse; il faut tirer devant le gibier sous peine de voir la gerbe de plomb passer derrière l'animal fuyant, ici il faut placer la mouche un mètre en avant du poisson sinon le posé est trop en arrière! Wink
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kim du 22


kim du 22


MessageSujet: Re: l'histoire de la pêche à la mouche Lun 16 Nov 2009, 22:43

Bonjour les gars Wink
Nous sommes le 17 11 09


*Chapitre 8*

LES MYSTERES DU RESERVOIR.

1* Le réservoir peut se définir comme un milieu artificiel aménagé pour la pêche à la mouche.
Ils permet aux passionnés de pratiquer toute l'année notemment lors de la fermeture en première catégorie, lorsque les truites sont devenues rares en rivière, la pression de pêche élévée, quand la rivière recèle peu d'insectes ou simplement lorsque vous en avez envie.
Chaque réservoir à le peuplement que l'homme y introduit : la truite fario y conserve un comportement assez territorial et mord assez mal, les arcs-en-ciel de toutes tailles s'y adaptent patticulièrement bien et constituent la base des peuplements.
Quand à l'omble de fontaine et les différents hybrides, ils s'acclimatent parfaitement, surtout si les eaux demeurent fraîches, voir froides.

AU FIL DES SAISONS.

2* Toutes les techniques (sèche, noyée, nymphe, streamer) se montrent rentables.
A la fin de l'hiver et au début du printemps les truites se pêchent à proximité du bord, en sèche. Dès la fin du printemps et durant l'été, les poissons évitent les eaux trop chaudes et se réfugient dans les profonds.
Il faut alors les pêcher avec un train de mouches noyées ou au streamer.
Les gobages se produisent principalement tôt le matin, tard le soir ou durant les jours de pluie.
En automne, la pêche dépend essentiellement du vent, les éclosions sont plus nombreuses le long de la berge exposée au vent où parviennent les insectes, vivants ou morts.
Au coeur de l'hiver, les eaux sont froides et lorsque la température descend au-dessous de 4-5° C, les poissons ralentissent leur activité et s'alimentent très peu.
La pêche devient assez aléatoire.

Un temps très clair et lumineux semble déplaire aux truites qui cherchent l'ombre et se réfugient souvent sous les branches s'il en existe, ou dans les zones plus profondes.
Par contre les jours couverts , les chances de prises augmentes.
Les poissons se sentent peut-être plus sécurité.
La pêche en réservoir se pratique au bord ou en barque.
Tous les postes et toute la surface peuvent être prospectés.
Beaucoup de pêcheurs prétendent qu'en réservoir les poissons ont un comportement dépendant de la pression de pêche, ils parlent d'éducation, de méfiance, d'accoutumance, ce qui remet en cause le no- kill intégral, car après 4 ou 5 prises le poisson ne mord plus guère.
Quelques jours après le lâcher, les poissons se nourrrissent et se comportent naturellement.
Certes, il existe toujours des endroits privilégiés où les truites se rassemblent ou se tiennent plus qu'ailleurs.
Ces sites sont connus des habitués, et les prises y sont plus fréquentes que les autres points du plan d'eau.

PETITES et GROSSES MOUCHES

3* Les mouches de réservoir sont souvent fantaisistes, surtout les steamers qui sont réalisés avec des plumes et matériaux très colorés.
Les tailles varient énormément : les larves de chironomes sont montées sur hameçon N° 18 alors que les gros streamers garnissent des N° 2 ou 4
Toutes les imitations des insectes terrestres qui tombent plus ou moins régulièrement à l'eau (fourmi volante, hanneton, sauterelle, etc.) semblent intéresser aussi les poissons de réservoir.
En noyée ou au streamer, le pêcheur lance le plus loin possible, laisse descendre plus ou moins longtemps et récupère canne basse, le scion d'autant plus près de la surface que le vent est soutenu.
Sans rien y voir, il reprend la ligne par une série de tirées d'amplitudes différentes et incite la truite à se saisir de l'artificielle.
La réussite dépend essentiellement de l'animation donnée au leurre.
Avec le même montage, les mêmes mouches, un pêcheur va parfaitement réussir alors qu'un autre ne prendra rien.
Tout est dans le travail effectué par la ligne.

Bien entendu, celui qui maîtrise le mieux la technique, lance le plus loin, augmente ses chances dans la mesure où ses mouches parcourent un trajet plus long et atteignent des poissons rarement sollicités.
Les adeptes de la double traction se trouvent logiquement avantagés.
Le matériel adapté au réservoir est solide : canne de 9 à 10 pieds permettant de lancer une soie lourde, N° 7 à 9.
Lorsque les truites se trouvent en surface ou dans les couches supérieures, choisissez une soie flottante ou intermédiaire.
En revanche, si elles ne quittent pas le fond, un modèle plongeant et des mouches lourdes (lestées) s'imposent.
Les poissons sont souvent de belle taille, les pointes du bas de ligne sont en 14 ou 16 /100 .
Prévoyez une longueur importante de backing.

QUELLE SOLUTION !

4* Chaque réservoir demeure un cas particulier en fonction de sa surface, son exposition, sa profondeur, son alimentation en eau, ses insectes, ses poissons, la saison, l'heure, les conditions météorologiques, etc.
En réservoir, il n'existe guère de règles immuables.
Restez modestes, parler avec les autres et savoir faire évoluer ses mouches et leur animation semblent les clés de la réussite.

Les exploitants ou les animateurs de ces parcours sont à votre disposition pour vous conseiller et vous aider à découvrir les postes, les montages, les mouches du moment.
La pêche en réservoir apparaît plus conviviale que celle en rivière où le pêcheur est livré à lui même.
En réservoir,il se trouve toujours un confrère pour l'aiguiller!Wink

perso: je démentirais pas c'est la vérité, le gars en rivière est plutôt seul.
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